
Le projet Domino propose d’ouvrir des traverses interculturelles fondées sur l’exploration des outils vidéo numériques. Il s’agit d’un processus d’échange, de coopération et de création collective à partir de Marseille (France), Skopje (Macédoine), Bruxelles (Belgique) et Belgrade (Serbie & Montenegro), dans la perspective de favoriser la production d’œuvres vidéo à la suite d ‘un processus d’apprentissage mêlant l’exploration artistique et technique. D’ouvrir des passerelles à l’expression autodidacte, qui touche le cœur du processus de création artistique et de l’innovation, du droit d’inventer. De favoriser la coopération culturelle de l’Europe de l’Ouest aux Balkans, en expérimentant et en déchiffrant les demandes liées aux possibilités de l’expression audiovisuelle.
Ecriture d’un film : “ La lettre cosmopolite de Domino, de cliché en cliché . ”
Une rencontre-présentation publique du film s'est tenue au "Press to exit project space", Skopje, le 18 juin 2005.
Présentation du film dans le cadre du “Xfilm Festival pour le film expérimental”, Cinema Hall, Dom Na Kinoto 37 Ekzarh Josif Str. Sofia, du 22 au 26 avril 2005.
Présentation du projet et de sa mediabase à l'occasion de la journée de rencontre Netd@ys, à l'Espace Culture Multimedia, Friche la Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003 Marseille, le 26 novembre 2004 à 14h00
Projection publique du film, accompagnée de l’exposition photographique “Mouvements de voyage”, au “Café Julien”, 39 cours Julien 13006 Marseille, le 30 septembre 2004 à 19 heures.
Nous avons choisi le thème des portraits urbains comme une évidence, car c’est au moins notre point commun. Tous les participants de ce projet sont des habitants de grandes villes européennes et partagent à ce titre un fond culturel, qui constitue notre base de départ. Ces portraits permettent d’évoquer différences et ressemblances, mais nous sommes à la fois proches et un peu distants, et cette évocation évite le simple jeu des contrastes.
Nous avons constitué des groupes de travail dans les différents pays partenaires, composés de réalisateurs apportant leurs compétences à des jeunes gens intéressés par la pratique de l’image (qu’ils soient étudiants en cinéma, vidéastes débutants, animateurs du champ socio-culturel ou simples néophytes), en imaginant que le mélange des origines et des habitudes donnerait un film original… Nous avons privilégié un accès effectif aux outils vidéo et numériques à des catégories de population défavorisées par des phénomènes géo-économiques urbains.
Nous avons réalisé dans un premier temps des portraits vidéo de nos villes respectives (lettres vidéos ou vidéo correspondances), puis un tournage à Ohrid (Macédoine), moment de notre rencontre et de notre travail collectif, de “ notre parcours d’apprentissage ” les uns avec les autres. L’humain entre donc en scène, au sens d’une intimité, après que nous ayons beaucoup filmé les paysages urbains. Les participants se “ mettent en scène ” dans le décor offert par la ville d’Ohrid et ses alentours.
Nous avons utilisé une écriture cinématographique basée sur le son et l’image, associés ou dissociés. L’usage du langage parlé est relégué à sa simple musicalité. Les informations nécessaires à la compréhension passent tantôt à travers l’image, tantôt à travers le son et la complémentarité des deux langages produit du sens, de manière internationale.
Nous voulons également raconter une déambulation, une quête d’identité commune dans cet espace où nous avons été réunis, quand la plupart viennent d’ailleurs. La mise en scène vise à évoquer le voyage, la recherche, la découverte, en filmant les regards, les corps qui entrent en contact avec les éléments qui composent ces lieux inconnus. Nous n’aurons pas tous sillonné les pays des uns et des autres, mais les images, elles, auront voyagé : elles sont l’écriture sans paroles de ce qui nous définit, une communication onirique de notre environnement. Notre volonté, c’est de dépasser le reportage brut qui figerait nos traits socioculturels, pour réfléchir aux clichés et aux représentations que nous avons les uns des autres.
Nous voulons parvenir à une lecture et une écriture des images différentes de la pratique du reportage télévisuel. Finalement, chacun aura pour mission d’effectuer un travail de distanciation.
Afin de rendre compte précisément et autrement du voyage, nous avons conçu une exposition installation photographique intitulée “ Mouvements de voyage ” :
12 tirages consacrés au voyage/12 tirages consacrés aux portraits/12 tirages consacrés à la ville d’Ohrid (Macédoine)/ 4 moniteurs diffusant les lettres vidéos de Marseille, Skopje, Belgrade et Bruxelles dans leur intégralité.
Voir les images de l'exposition, "Mouvements de voyages".
La mediabase est au centre du projet de diffusion de Domino. Un outil logiciel permet de “ poser ” facilement des vidéos sur notre site, où que l’on se trouve, et fournit également aux internautes-public le synopsis et les informations génériques du film présenté.
Les personnes désireuses de suivre le processus de coopération sur notre intranet sont invitées à nous contacter.
Le projet Domino reçoit le soutien de l’Union Européenne (DG Education et culture), du Ministère français de la Jeunesse, des sports et de la vie associative, du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la Fondation Européenne de la Culture. Il est labellisé Netd@ys 2004, une initiative de la Commission Européenne.